La crise économique mondiale a touché beaucoup plus de personnalités que prévu. Ainsi, le milliardaire russe Roman Abramovich a été frappé de plein fouet par cette crise sans précédent et a vu sa fortune personnelle passer de 16 à 2,3 milliards d'euros. Un coup très dur pour le Russe qui a décidé de réagir rapidement en se séparant de plusieurs de ses biens afin de retrouver une stabilité financière.
Depuis son rachat du club en 2003, Abramovich a injecté plus de 210 millions dans Chelsea. La dette des Blues est même estimée à l'heure actuelle à 800 millions d'euros. Une somme phénoménale par les temps qui courent. Malgré deux titres de champions d'Angleterre, Chelsea n'a jamais réussi à faire du rêve de son président une réalité : remporter la Ligue des champions.
Avec la chute vertigineuse de son capital, Abramovich est devant deux choix : vendre Chelsea ou se séparer de ses meilleurs joueurs. La preuve, le milliardaire russe a opposé son veto face aux demandes récurrentes de son entraîneur, Luiz Felipe Scolari, qui souhaitait renforcer l'équipe par deux ou trois joueurs durant le mercato hivernal.
Vendre des joueurs du calibre de Lampard, Drogba, Ballack, Terry ou Anelka n'est pas chose aisée tant les équipes capables de payer leurs éventuels transferts se comptent sur les doigts d'une main. N'oublions pas aussi que la crise financière ne touche pas que le Russe. Elle est mondiale.
Reste la solution de vendre le club londonien. Là encore, les éventuels acquéreurs ne se bousculent pas au portillon. Chelsea vaut à l'heure actuelle plus de 300 millions d'euros. Qui a les moyens de se payer les Blues? Sûrement un investisseur du Golfe comme ça été le cas avec Manchester City et comme ça aurait pu être le cas avec Liverpool.
D'ici l'été 2009, l'horizon de Chelsea s'éclaircira sûrement.
Nidhal JELASSI