Si la France obtient son billet qualificatif pour la Coupe du Monde, elle le devrait en grande partie à Franck Ribéry. Ses deux buts en quatre jours face à Lituanie pèseront lourdement dans la balance lors du décompte final.
Lors de cette double confrontation capitale avec les Lituaniens, les Bleus ont certes montré qu’ils ont été enregistré malgré quelques défaillances encore présentes. Des défaillances individuelles surtout. En effet, si Mandanda et sa défense ont été impériales notamment dans les airs où Squillaci a fait valoir son excellent jeu de tête et son sens du placement, le bilan des attaquants est assez mitigé.
A l’image de Thierry Henry, qui ne semble plus s’accommoder au rôle d’avant-centre, les attaquants français ont peiné pour se créer des occasions. Seule Luyindula, la surprise concoctée par Domenech, a réussi à s’en procurer, notamment à Kaunas, mais le Parisien a été d’une inefficacité affligeante. Benzema a fait une entrée transparente lors du premier match, une deuxième nettement plus encourageante au Stade de France. Alors que Gignac a été une très agréable surprise, en étant passeur décisif, mercredi soir, et en apportant du jus, de la technique et du physique une attaque française qui commençait à s’essouffler après l’heure de jeu.
Mais qui dit efficacité dit évidemment animation offensive. Et là, Franck Ribéry s’est largement distingué comme le patron de cette équipe. Outre le fait qu’il soit l’auteur des deux buts victorieux face aux Lituaniens, le Bavarois a été le détonateur de l’équipe. Ses dribbles, sa lecture du jeu et son excellente tenue physique ont été déterminants pour les Bleus. D’autant plus que Gourcuff n’a pas eu son rayonnement habituel au milieu et n’a su diriger, comme il avait pris l’habitude de le faire, merveilleusement les manœuvres des protégés de Domenech.
Derrière nos milieux créateurs, on ne peut passer outre les excellentes prestations de Lassana Diarra qui confirme, match après match, qu’il assume pleinement la succession de Claude Makelélé. Sa combativité et son jeu juste sont désormais indispensable au système de jeu de Domenech.
Nidhal JELASSI