Le match au sommet de la dernière journée de championnat a vu Lyon battre Bordeaux, le reléguant à neuf points. Pourtant, ce sont les Girondins qui ont dominé les débats dimanche soir. Une domination territoriale de la part des protégés de Laurent Blanc qui manquait cependant d’efficacité.
Contrairement à Lyon qui a fait trembler les filets sur sa première franche occasion, Bordeaux n’a pas su exploiter les situations favorables qu’elle s’était procurées. La faute à un buteur capable d’exploiter la moindre faille pour faire trembler les filets adverses. Un « tueur » comme on dit !
Ce type de joueur, Laurent Blanc le comptait pourtant dans son effectif mais l’a laissé sur le banc. Il s’agit de Fernando Cavenaghi, meilleur buteur girondin en Ligue 1 avec huit buts. Pourquoi ? Personne ne peut vraiment y répondre. L’entraîneur bordelais a misé dimanche sur son 4-2-3-1, version Ligue des champions, en optant pour Chamakh comme seul avant-centre, juste devant Gourcuff.
Pourtant, l’avant-centre argentin a les statistiques pour lui. Sans être un titulaire indiscutable au sein du onze bordelais, Cavenaghi a scoré 8 fois en 14 journées. Son entente avec Wendel, Gourcuff et Fernando est meilleure qu’avec les autres attaquants. Dans un match d’une importance capitale et où les Bordelais ont fait, le plus, le jeu mais ont pêché dans le dernier geste, la présence de Cavenaghi aurait pu faire basculer la balance. Pour preuve, quelques minutes après son entrée en jeu, l’Argentin a réduit le score pour son équipe d’un but plein d’opportunisme. Un choix étonnant de Blanc de se séparer des services de son meilleur buteur.
Mais ce n’est pas la seule décision qui laisse perplexe concernant les choix de Lolo. La confiance renouvelée à chaque semaine à Gouffran n’a d’égal que les performances médiocres de l’ex-Caennais qui n’arrive décidément pas à confirmer à Bordeaux le potentiel entrevu à Caen. Contre Lyon, Yoan est encore une fois passé à côté de son match faisant pencher le jeu de son équipe à gauche où Wendel était, lui, très en jambes.
Dans le duel tactique qui a opposé Claude Puel à Laurent Blanc, le « président » a semble-t-il encore beaucoup à apprendre de son homologue lyonnais pour gérer au mieux des rencontres de haut niveau comme celle de dimanche dernier.
Nidhal JELASSI