Fernando Cavenaghi est le meilleur buteur girondin depuis le début de la saison. Troisième meilleur buteur de Ligue 1, la saison dernière, l'Argentin est l'archétype du renard des surfaces. Pourtant, à Bordeaux, il ne jouit pas de la pleine confiance de Laurent Blanc.
Venu en Gironde pour disputer la Ligue des champions, Cavenaghi est déçu. Avec seulement deux entrées en jeu sur les cinq matchs disputés jusque-là dans la plus prestigieuse des Coupes européennes, le buteur argentin vit mal cette situation. Pourtant les chiffres parlent pour lui. En 48 rencontres sous le maillot bordelais, Cavegol a frappé à 28 fois. Soit une moyenne supérieure à un but tous les deux matchs.
Fidèle à son caractère lorsqu'il était footballeur, Laurent Blanc ne branche pas d'un iota malgré les déclarations répétées de Cavenaghi, dans la presse, réclamant une meilleure considération. Pour l'entraîneur girondin, le titulaire c'est Chamakh. L'international marocain participe beaucoup à la construction de jeu et représente le parfait point d'appui pour ses coéquipiers. De plus, Chamakh présente l'avantage de pouvoir évoluer seul aux avant-postes, ce qui permet à Gourcuff d'occuper son poste de prédilection à l'entrejeu.
Par contre, malgré une efficacité bien meilleure que le Marocain, Cavenaghi a un profil qui oblige Blanc à repasser à un schéma en 4-4-2. Si en Ligue 1, ce système marche plutôt bien, en Ligue des champions, le 4-5-1 est indiscutable dans la tête du coach bordelais. D'où la mise sur le banc de Cavenaghi.
L'Argentin a déjà clamé ses envies de partir de Bordeaux tant qu'il ne bénéficie pas de plus de temps de jeu en Ligue des champions : « C'est une déception de ne pas jouer tous les matchs de Ligue des Champions, mais ce n'est pas pour ça que je vais quitter Bordeaux. J'ai envie de rester. S'il y a des propositions, on va bien évidemment les écouter. Mais je suis très heureux d'évoluer dans ce club. Je ne suis pas pressé de partir ». Tottenham s'est déjà positionné sur le sujet et est prêt à mettre 15 millions d'euros sur la table pour arracher le buteur à Bordeaux.
Nidhal JELASSI