Leader du championnat d’Italie avec 30 points au terme de la 13e journée, l’Inter est bien parti pour conserver son titre de champion.
ça fait quelque temps déjà que l’Inter n’a pas allié le résultat à la manière. Depuis un certain Rome-Inter de la 7e journée, le 19 octobre dernier à l’Olimpico. Ce jour-là, les hommes de Mourinho ont survolé les débats et tétanisé des Romains complètement submergés par la vitesse d’exécution d’Ibrahimovic, Muntari et Cie. Résultat, une écrasante victoire 4-0 et un match référence pour le nouveau coach de l’équipe, le Lusitanien Mourinho, qui a succédé à Mancini à qui on reproche le jeu peu séduisant de l’équipe sous son règne.
Ce match référence en quelque sorte, l’Inter l’a de nouveau sorti samedi face à la Juventus dans le choc de la 13e journée à Guiseppe Meazza. Une courte victoire certes (1-0), mais en parallèle une prestation énorme des Nerazzurri, une démonstration de force et d’application qui en dit long sur le nouvel état d’esprit qui les anime sous l’ère Mourinho.
L’ex-coach des Blues commence lentement mais sûrement à mettre son empreinte dans le jeu de l’équipe. L’Inter séduit désormais, par l’état d’esprit de ses joueurs mais aussi par la qualité de ses prestations. L’équipe joue plus ensemble, les joueurs s’attellent à leurs tâches avec générosité et les consignes sont appliquées avec force conviction.
Cela contraste fortement avec l’Inter de Mancini dont le grand péché est de n’avoir pas réussi à donner un cachet séduisant à l’équipe malgré la constellation de stars dont le président Moratti s’est gavée.
Avec Mourinho, l’Inter a fait beaucoup de progression dans le jeu, mais aussi dans l’application de ses joueurs. Tout le monde participe au jeu défensif et offensif. Avec Mourinho, le mot star n’a de signification que le rendement des joueurs sur le terrain. Quaresma prié de retourner au Portugal pour se régénérer, Adriano souvent écarté du groupe quoiqu’il ait fait son apparition contre la Juventus, Figo aux abonnés absents, le Special One n’a pas froid aux yeux quand il est question de discipline et d’humilité.
C’est sans doute l’une de ses principales qualités, outre bien sûr celles confirmées de tacticien hors pair. Samedi dernier, la Juventus de Ranieri l’a appris à ses dépens.
Chahir CHAKROUN