« Manchester United serait prêt à discuter d'un transfert de son attaquant portugais, Cristiano Ronaldo, au Real Madrid, déclare mercredi le journal Marca. Eto'o, désireux de quitter le Barça, est annoncé au club ouzbek de Kuruvchi ! Ronaldinho, nouvellement engagé par le Milan AC promet, dans une interview accordée à La Gazzettz dello Sport, de l'engagement et pas seulement de la technique ».
Les stars du ballon rond continuent à faire l'actualité et susciter la curiosité en cette saison estivale. Le fait n'est pas nouveau. C'est sûr. Les rumeurs de départ, les tractations et autres démentis sont le lot quotidien du marché des transferts. Site, télé, radio ou journal, chacun rivalise de promptitude pour annoncer les dernières nouvelles. Parfois sur fond de rumeurs, souvent en absence de sources. Qu'à cela ne tienne. L'essentiel, la matière, y en a pour tous les goûts. A chacun de choisir la bonne. Ou la moins mauvaise.
Le monde du foot est aujourd'hui en pleine mutation quand il n'est pas instantanément évolutif. Le football n'est plus désormais un jeu où vingt-deux acteurs tapent dans un ballon. Il est devenu un business, les finances un enjeu. Et de taille. L'argent généré aujourd'hui par l'industrie du football laisserait pantois les gestionnaires de la Banque Mondiale. Il ferait grincer les dents à bien des patrons de holdings. Le montant des transferts des stars du ballon rond est mirifique. Le Real Madrid aurait fait une offre de 85 millions d'euros pour s'attacher les services de Cristiano Ronaldo. Adebayor, le joueur togolais d'Arsenal, est courtisé par le Barça pour près de 40 millions. Eto'o se trouve actuellement dans la capitale de l'Ouzbékistan pour voir de ses propres yeux le contrat que lui proposerait le club de la capitale. Le plus gros contrat jamais signé auparavant par un joueur de football : 40 millions d'euros pour une durée de 12 mois. Irréel. Le club des riches affole les cours, les pauvres prennent note !
LA FIFA doit-elle intervenir pour arrêter cette spirale inflationniste ? Certainement oui. Si ce n'est pas par protectionnisme dirigé, elle le fera pour circonscrire dans des proportions mesurées, et les montants des transferts et les salaires des joueurs. Autrement, un football à deux vitesses, une réalité aujourd'hui, deviendra une menace demain. Parce que trop d'argent, ça rend…foot !
Chahir CHAKROUN