Les histoires d’amour finissent mal en général, disaient les Rita Mitsoukou. Celle entre William Gallas et Arsenal semble bel et bien se diriger vers la fin. L’entraîneur des Gunners, Arsène Wenger, lui a retiré en novembre le brassard de capitaine pour avoir fustigé ses coéquipiers dans la presse anglaise. N’étant plus en odeur de sainteté dans le vestiaire de l’Emirates stadium, Gallas se voit résolu à partir.
5 millions d’euros, c’est le prix qu’a fixé Arsenal pour libérer son défenseur. Une somme dérisoire pour le défenseur titulaire des Bleus. Le PSG, qui s’était déjà positionné sur son cas en août, est revenu à la charge mais s’est heurté aux exigences financières du défenseur tricolore. De plus, Paul Le Guen qui croit énormément en son jeune pousse Mamadou Sakho, hésite à encourager ses dirigeants à faire le maximum pour enrôler Gallas par peur de couper l’élan de progression du plus jeune capitaine de l’histoire du PSG.
L’autre cador de la Ligue 1 à s’être déclaré intéressé par les services de William n’est autre que son ancien club, Marseille. A la recherche d’un véritable patron pour sa défense, Eric Gerets a fait de l’ex-Blues son choix numéro 1. Pas sûr néanmoins que le club phocéen soit en mesure de s’aligner sur le salaire demandé par Gallas, à l’instar de son homologue parisien.
Reste la piste italienne. Le Milan AC aurait déjà envoyé une offre de 6 millions d’euros à son homologue anglais. Carlo Ancelotti est aussi prêt à renvoyer Philippe Senderos à Arsenal (Le Suisse a été prêté en début de saison par Arsenal au Milan mais n’a toujours pas disputé aucune rencontre). Contraint de se passer des services d’Alessandro Nesta jusqu’à la fin de la saison pour des problèmes récurrents au dos, le club rossenero voit en Gallas le parfait pendant de Maldini dans l’axe de la défense. Un secteur qui concède beaucoup trop de buts depuis le début de la saison au goût d’Ancelotti.
Encore une fois, le manque de pouvoir financier handicape nos clubs qui, même s’ils arrivent à s’aligner sur le prix du transfert, ne peuvent en revanche garantir un salaire équivalent à ceux proposés en Italie, en Espagne ou en Angleterre.
Nidhal JELASSI