Eté 2007, le Milan AC parvient, après de très longues négociations, à arracher à l'International Porto Alegre son jeune prodige Alexandre Da Silva, dit Pato. Agé de 17 ans à l'époque, le phénomène brésilien était considéré comme la nouvelle perle du football mondial. Ses prestations en Coupe du monde des clubs, remportée par son club, ont suscité la convoitise de tous les grands clubs européens.
Ses débuts sous les couleurs milanaises ont été tonitruants. Rapidement, Pato a su être adopté par l'exigeant public de San Siro. Cette saison, ses dirigeants ne lui ont pas facilité la tâche en faisant revenir Marco Borriello et Andrei Shevchenko au bercail. Malgré ce double-renfort, Pato bénéficie encore et toujours de la confiance de son entraîneur, Carlo Ancelotti. Blessé en début de saison, le Brésilien a su revenir au premier plan et retrouver sa place de titulaire. Dimanche dernier, face à la Roma, il a impressionné tous les observateurs en réalisant un match de très haute qualité. Au-delà de son doublé, c'est surtout la facilité avec laquelle il a donné le tournis à la défense romaine qui lui vaut les louanges de ses coéquipiers et des spécialistes du ballon rond.
Pour Kaka, «Alexandre est extrêmement talentueux et engrange tellement d'expérience pour son âge. Un jour, il décrochera le prix de meilleur joueur du monde. J'en suis convaincu ». Fraîchement arrivé au Milan, David Beckham est lui aussi sous le charme : « J'adore sa façon de jouer. Quand vous pensez qu'il n'a que 19 ans, ce n'est pas dur d'imaginer qu'il va devenir l'un des meilleurs joueurs du monde. ». Même son de cloche chez les joueurs de l'AS Rome. Capitaine d'un soir, Daniel De Rossi lance en conférence de presse d'après-match: « Pato est tout simplement impressionnant. De tous les jeunes joueurs que j'ai croisés cette saison, il est incontestablement le meilleur avec Zarate ».
Avec déjà 8 buts cette saison, Alexandre Pato est sur la bonne voie. Celle qui a vu son coéquipiers Kaka être récompensé d'un ballon d'or et du titre de meilleur joueur FIFA. Le destin de l'élève suivra-t-il celui du maître ?
Nidhal JELASSI