Depuis le début de la nouvelle année et la venue en prêt de David Beckham, Carlo Ancelotti a procédé à un changement de son système tactique. Un réajustement qui porte ses fruits puisque le Milan AC s’est hissé à la deuxième place en championnat et est revenu à six points de l’Inter.
Les changements opérés par l’entraîneur lombard ont touché notamment le milieu de terrain où Flamini et surtout Ronaldinho ont été écartés de l’équipe des titulaires. Avec désormais un milieu en losange avec Pirlo, Ambrosini, Beckham et Seedorf, Kaka se trouve positionné en second attaquant juste derrière le très efficace Pato.
Arrivé avec le statut de superstar, le Ballon d’Or 2005 Ronaldinho déchante après six mois chez les Rosseneri. La formation milanaise carbure bien sans l’ex-Barcelonais, Carlo Ancelotti ne veut pas prendre le risquer de changer une équipe qui enchaîne enfin les bonnes prestations. Et on lui donne entièrement raison !
Car malgré ses 7 buts en 18 matchs de Serie A depuis le début de saison, Ronnie n’a jamais réussi à retrouver le niveau qui était le sien durant ses plus belles années catalanes. Son hygiène de vie est toujours incompatible avec sa carrière de footballeur. Le génie brésilien n’a apparemment rien retenu de sa dernière saison avec le Barça. Sous le maillot du Milan AC, Ronaldinho déçoit. Il déçoit surtout son entraîneur qui commence à en avoir assez de son irrégularité et de sa relative nonchalance. Régulièrement sur le banc depuis le 11 janvier, Ronaldinho a pourtant un soutien de poids en la personne du président du club italien, Silvio Berlusconi.
Connu pour son admiration envers le meneur de jeu de la Seleçao, Berlusconi a fait savoir à Ancelotti son désaccord de voir Ronaldinho écarté sur le banc. Qu’un président donne son avis sur son équipe passe mais de là à ce qu’il fait état de son désaccord avec son coach au sujet d’un joueur particulier peut créer des tensions internes. Ancelotti n’a pas dû apprécier ce « conseil » de Berlusconi, ni encore les joueurs milanais qui croient fermement au message de leur entraîneur, et du club en général (Au Milan, seuls les meilleurs jouent).
Nidhal JELASSI