Rien ne va plus. Depuis hier à minuit, les mouvements des joueurs sont arrêtés. La course contre la montre pour se procurer une dernière prise n’aura pas été fructueuse, sommes-nous tentés de dire. A peine quelques opérations ayant trait à des prêts de joueurs à la recherche davantage de temps de jeu dans d’autres équipes. Des transferts, des vrais, il y en a eu dans cette courte journée du 1er septembre un ou deux au plus.
Si à l’étranger, la plus grosse sensation est venue d’Angleterre où Manchester City s’est offert les services du Madrilène Robinho pour 42 millions d’euros alors que le Brésilien était donné partant à Chelsea, en France la journée d’hier n’a pas apporté son lot de surprise. Eto’o n’a pas signé en définitive à Lyon, pas plus que Drogba à Marseille !
Il y a eu tout au plus la signature de l’international belge du LOSC, Kevin Mirallas, d’un contrat de quatre ans en faveur de Saint-Etienne et l’arrivée de l’ancien lyonnais Patrick Müller sur le Rocher. Et fait, des surprises on ne s’y attendait pas vraiment, des belles opérations, pas beaucoup. Le marché n’en offrait pas les conditions actuellement.
La plupart des clubs français ont réussi à faire leurs emplettes durant l’été quand le marché prêtait à des mouvements de masse et les budgets à des transactions d’envergure. Ben Arfa et Koné à Marseille, Gouffran et Gourcuff à Bordeaux, Makelele et Giuly au PSG, ou encore Mensah et Lloris à Lyon, les grands clubs n’ont pas lésiné sur les moyens pour se donner des ambitions.
Ils ont eu également les ambitions de leurs moyens. Vendre pour mieux acheter, une politique que les ténors ont appliquée et qui semble fiable. Marseille n’aurait pas pu vraisemblablement s’attacher les services de Ben Arfa et Koné s’il n’a pas cédé Nasri à Arsenal. Sans la vente de Diané, la venue des deux tricolores dans la capitale aurait été problématique, et sans des comptes au vert, Lyon n’aurait jamais résisté à la sensation de céder Benzema au Real Madrid ou à Manchester United.
La gestion, c’est aussi savoir prendre la décision au bon moment. La gestion de l’instantané se prépare en amant, suis-je tenté de dire. Anticiper les événements en quelque sorte pour ne pas les laisser vous dépasser.
C’est pourquoi, le 1er septembre est pour bien des clubs une date plutôt notoire que butoir. Ca dépend dans quel sens des aiguilles d’une montre se placer !
Chahir CHAKROUN