Malgré son doublé Coupe-Championnat, Lyon a préféré se séparer de son entraîneur Alain Perrin, à l’intersaison. La raison ? Donner au club un nouvel allant pour rivaliser avec les grosses cylindrées européennes. Logiquement, le club rhodanien a jeté son dévolu sur celui qui est considéré comme le meilleur technicien de Ligue 1, Claude Puel.
Au LOSC depuis 2002, Claude Puel a su hisser le club parmi le gotha des clubs européens, atteignant par deux fois les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mieux, le club nordiste était l’adversaire numéro 1 de Lyon. Malgré des moyens financiers limités, Puel a su constituer un groupe de qualité, au passage plusieurs joueurs ont été transférés à Lyon comme Makoun, Bodmer et Keita.
La qualité d’un entraîneur réside dans sa capacité à extraire le meilleur de son groupe. Jean-Michel Aulas l’a vite compris et au vu des résultats probants de Lille en championnat et en Ligue des champions, il était intéressant de voir ce que pouvait réaliser Claude Puel avec le meilleur effectif de l’Hexagone. Six mois plus tard, le constat est très mitigé. Lyon n’impressionne plus. Pire, elle propose un jeu défensif et pauvre. L’OL de Puel est le moins impressionnant des OL des sept dernières années.
Face à Marseille, Lyon a été l’auteur d’une prestation affligeante. Réputée pour être une équipe offensive, l’OL n’impressionne plus personne. Claude Puel semble vouloir faire de Lyon, un club comme Lille. Solide défensivement et qui profite de la moindre occasion pour tuer le match. Or, Puel a tendance à oublier que Lyon n’est pas Lille. Si contre Lille, les équipes prennent volontiers l’initiative, face à Lyon, les équipes restent regroupées en défense et opèrent par contre. Certes, Puel a des circonstances atténuantes comme les blessures de nombreux cadres mais ceci ne peut tout expliquer. Déjà dépendant de Benzema la saison dernière, cette dépendance est beaucoup plus importante cette saison.
Pour l’instant, Claude Puel jouit d’un crédit plus clément qu’Alain Perrin. Pourtant, l’OL version Perrin était beaucoup plus séduisant et spectaculaire dans le jeu. Jusqu’à quand, Puel aura la confiance de ses dirigeants ? Les huitièmes de finale de la Ligue des champions devraient être un sérieux test pour l’ex-entraîneur de Lille.
Nidhal JELASSI