Malgré une très belle prestation, Lyon a concédé le nul à Gerland face au FC Barcelone lors de ce huitième de finale de la Ligue des champions. En recevant une équipe catalane qui reste sur un nul et une défaite en championnat, Claude Puel a choisi de revenir à son 4-3-3 du début de saison avec le seul Benzema en pointe et Ederson et Keita sur les ailes.
Le début de match parfait des Rhodaniens, a été facilité il faut dire, par le beau but sur coup franc de Juninho dès la 7’. Pressant très haut les protégés de Guardiola, les Gones ont empêché leur adversaire de poser leur jeu comme il aime. Le ballon ne remontait pas de manière propre, du côté de Barcelone, et est, par conséquent, rapidement récupéré par les coéquipiers de Toulalan. Le Barça s’étouffe et Xavi, malgré toute sa volonté, ne peut à lui seul tirer son équipe vers le haut.
La défense à plat de Lyon composé de Mensah-Cris-Boumsong-Grosso a littéralement éclipsé le trio infernal du Barça, notamment lors de la première période. Henry et Messi semblaient incapables de prendre de vitesse leur vis-à-vis alors qu’Eto’o était obligé de descendre bien bas pour participer à la construction du jeu.
La tactique mis en place par Puel marche à merveille durant la première période mais a beaucoup usé les lyonnais. Le pressing haut et constant demandant une condition physique infaillible, les coéquipiers de Cris ont paru en difficulté sur ce plan, en fin de première période. Ce dont a tenté de profité le FC Barcelone.
En seconde période, la physionomie de la rencontre évolue en défaveur de Lyon. Les Catalans haussent considérablement leur niveau de jeu. Le ballon circule de manière plus fluide au milieu de terrain des visiteurs et le danger commence à devenir de plus en plus pressant devant la cage de Lloris. La pression catalane a coïncidé avec la permutation entre Eto’o et Messi sur le front de l’attaque. Grosso, qui s’en sortait admirablement bien au marquage de l’Argentin, éprouve plus de difficultés avec le Camerounais.
Et qui allait arriver arriva ! Sur un corner admirablement botté par Xavi, Marquez prolonge de la tête pour Thierry Henry, qui d’une tête plongeante au second poteau jette un froid horrible à Gerland. A un but partout, la donne est évidemment bien différente. Ce que les Lyonnais savaient parfaitement. Emmené par Benzema, la bande à Puel a bien tenté d’ajouter un deuxième but mais sans réussite.
Dans deux semaines, au Camp Nou, Lyon sera dans l’obligation de marquer. Pour y arriver, il devra sortir un nouveau grand match. Une petite interrogation quand même concernant l’état physique des Rhodaniens. Pourtant la moitié de la formation rentrante n’a pas joué samedi à Nancy. Quand on voit des joueurs comme Ederson ou Grosso qui étaient limite carbonisés à la fin de la première période, on est en droit de se poser des questions et de craindre le pire pour le septuple champion de France pour le match retour.
Nidhal JELASSI