La saison dernière, le PSG a dû attendre la vingtième journée pour obtenir sa première victoire au Parc des Princes. Cette saison, le club n’a pas laissé traîner les choses en disposant de Bordeaux pour sa première sortie à domicile de la saison.
Et pourtant, les joueurs de Paul Le Guen étaient loin d’avoir dominé les débats. Face à une équipe de Bordeaux qui manie très bien le ballon, les Parisiens ont manqué de peu de se faire surprendre, en première période, n’eût étaient les parades de Landreau.
Landreau et Giuly régalent le Parc !
Le portier international du PSG est l’une des grandes satisfactions du match, pour le club francilien. L’écarté surprise de la liste de Domenech, lors du dernier EURO, semble de retour à son meilleur niveau. Face à Bordeaux, l’ex-Nantais est apparu infranchissable, gagnant ses duels en un contre un (notamment face à Cavenaghi) et s’interposant sûrement face aux mèches allumées par les artilleurs de Laurent Blanc.
Disposés en 4-2-3-1, avec Rothen à gauche, Giuly à droite et Sessègnon en meneur de jeu derrière Hoarau, seul en pointe, le Paris SG a dans l’ensemble bien carburé offensivement. Ludovic Giuly, pas encore au top physiquement, a mis le feu sur son côté droit. Sans un véritable milieu droit depuis 2004 et le départ de Fiorèse, le PSG peut enfin se vanter d’avoir un joueur, sur ce côté, du même calibre que Rothen. Le jeu parisien semble du coup plus équilibré, et par conséquent moins prévisible. Placé juste derrière Hoarau, Stéphane Sessègnon a confirmé les espoirs placés en lui pour sa première sortie sous la tunique rouge et bleu. Technique, habile des deux pieds et cherchant à toujours aller de l’avant, le Béninois semble correspondre au profil de joueur qui manque cruellement au PSG, pour le plus grand bonheur de Paul Le Guen. Avec la succession des matchs et en peaufinant ses automatismes avec Giuly, Rothen et Hoarau, Sessègnon devrait devenir bientôt le dépositaire du jeu de son équipe.
Titularisé à la place de Jérémy Clément, C. Chantôme a rendu une copie propre dans l’ensemble. Aux cotés de Makelélé, le jeune parisien a récupéré beaucoup de ballons au milieu de terrain mais fut mis en difficulté, parfois, par l’agressivité de Wendel et Fernando. L’ex-Blues, de son côté, a éprouvé des difficultés face à Gourcuff mais son expérience et son calme légendaire lui ont permis de toujours s’en sortir et de rassurer ses coéquipiers. Du haut de ses vingt ans, Chantôme a dû beaucoup apprendre aux côtés de son capitaine.
Sakho, un vieux briscard de 18 ans !
En défense, la charnière centrale constituée de Camara et Sakho a bien tenu la baraque même si elle a trop laissé l’initiative aux Bordelais pour tenter leur chance de loin. La prestation du capitaine de l’équipe de France des moins de 19 ans a été bien meilleure qu’à Monaco. Son rendement monte au fil des matchs et s’il continue à faire preuve d’une telle sérénité et une telle solidité, Mamadou risque de mettre son coach dans l’embarras surtout si un nouveau défenseur vient renforcer l’effectif, comme l’a déclaré le président Villeneuve. Sur les côtés, si Armand s’en est plutôt bien tiré et fut l’auteur d’une passe décisive, Céara, lui, est passé à côté de son match aussi bien offensivement que défensivement.
Beaucoup d’enseignements donc pour Paul Le Guen avant le déplacement à Sochaux. D’ici là, Kezman (ou peut-être Saha !) aura débarqué du côté du Camp des Loges et offrira une solution de plus au coach parisien. Cette première victoire de la saison permettra néanmoins à l’équipe de travailler dans une ambiance plus sereine et plus détendue. Ce qui n’a pas été le cas depuis plus de deux ans…
Nidhal JELASSI