Après cinq journées de championnat, le bilan du Paris SG est à la hauteur du recrutement ambitieux réalisé par Charles Villeneuve et son équipe. Les deux dernières saisons cauchemardesques du club ont traumatisé les joueurs, l’entraîneur et les supporteurs.
Evitant de justesse la relégation ces deux dernières saisons, le club, par le biais de son nouveau président, a décidé de recruter du lourd cet été pour renforcer un groupe de qualité juste moyenne et d’uni niveau technique à la limite du pitoyable. Ainsi, Makelélé, Giuly, Sessègnon, Hoarau et Kezman ont été recrutés avec la concertation de l’entraîneur de l’équipe, Paul Le Guen.
Les premières sorties de l’équipe sont fort encourageantes. Mieux même, puisqu’au soir de la cinquième journée, le Paris SG est sur la troisième marche du podium. Une place qu’elle n’avait plus atteint depuis Janvier 2006. Avec trois victoires, un match nul et une défaite, les supporters franciliens se permettent de rêver de nouveau à un retour au premier plan de leur équipe favorite.
L’impact de Makelélé et Giuly est énorme au milieu de terrain et leur expérience semble précieuse pour la jeune-garde parisienne comme Clément et Chantôme. L’ex-Blues prend très à cœur son statut de capitaine et son rôle d’aboyeur a transfiguré ses partenaires. De même pour Giuly qui a fait revivre le côté droit parisien. Un côté qui ne s’est jamais remis du départ de Fiorèse en 2004.
Les autres recrues du club ont eux aussi confirmé les attentes autour d’elles. Une mention spéciale à Sessègnon qui a vite pris ses marques dans l’équipe et dont le costume de métronome de l’équipe lui va à merveille. Le Béninois impressionne au fil des matchs et, avec plus de constance, il pourrait postuler logiquement au titre de meilleur joueur de Ligue 1 à la fin de la saison.
Un début de saison qui sonne comme ue renaissance inexorable pour le PSG qui talonne au classement Lyon et Marseille. Espérons pour Paul Le Guen que son équipe continuera sur sa lancée, renouer avec le haut du classement et faire oublier à ses supporters, toujours présents en nombre au Parc, les deux dernières saisons.
Nidhal JELASSI