Depuis quelques saisons déjà, le public parisien ne reconnaît plus son équipe. Une descente en enfer qui a failli conduire le PSG en Ligue 2 la saison dernière, n’eût-ce été une victoire arrachée sur la pelouse de Sochaux à la dernière journée.
Le principal reproche fait à l’équipe parisienne est l’absence de la culture de la victoire chez les joueurs. Cette hargne, cette volonté et cette haine de la défaite qui ont fait les plus beaux jours du PSG à la fin des années 90. Les stars de l’équipe, à l’époque, Raï, Ginola, Weah, Guérin ou encore N’Gotty ont instauré une culture de la gagne sur laquelle a surfé le PSG de Denisot pour remporter plusieurs titres dont la Coupe d’Europe des clubs champions.
Qu’en reste-il ces dernières saisons ? Rien. L’équipe paraît abattue à chaque fois qu’elle est menée au score. Même dans son jardin du Parc des Princes, les joueurs du PSG ne font plus preuve de cette détermination et de cette volonté qui leur permettaient de se surpasser quand il le fallait. D’ailleurs le principal reproche fait à Le Guen est son incapacité à secouer son groupe, à électriser ses joueurs. En plus de l’entraîneur francilien, c’est l’absence d’un patron sur et en dehors du terrain qui a pénalisé le groupe parisien. Un aboyeur qui rappelle à ses coéquipiers les vertus mentales dont ils doivent se munir pour faire honneur au maillot qu’ils ont sur les épaules.
Cette saison, la donne semble changer. L’arrivée de Makelélé et Giuly a commencé à métamorphoser un groupe traumatisé encore par les deux années de galère qu’il vient de vivre. Les arrivées des deux internationaux français avaient pour but de transmettre au groupe la culture de la victoire. Avec un palmarès comme celui de l’ex-Blues ou de l’ex-Romain, les joueurs du PSG devront prendre pour modèle leurs deux coéquipiers pour tenter de refaire de Paris, le club qu’il était.
Samedi, face à Lorient, on a vu un échantillon de cette force de caractère des protégés de Le Guen. Menés deux fois au score, les joueurs du PSG sont revenus à chaque fois avant de l’emporter en toute fin de rencontre. Plus que la victoire, le public du Parc a apprécié le nouvel état d’esprit affiché par ses favoris. Malgré la pression qui pesait sur leurs épaules, les coéquipiers de Hoarau ont su trouver les ressources mentales pour tenir et remporter trois précieux points. La présence de Makelélé n’est sans doute pas étrangère à la prestation d’ensemble de l’équipe. Le match de samedi était précisément le genre de rencontre que le PSG aurait perdu la saison dernière. Prémisses d’un renouveau ? Rien n’est encore moins sûr. Attendons ce dimanche pour voir plus clair!
Nidhal JELASSI