Face à Rennes, Paris a chuté après trois victoires consécutives en Ligue 1. Pourtant l’équipe de la capitale n’a pas démérité, surtout en deuxième période. Si Paul Le Guen peut compter sur de belles individualités, en défense comme en attaque, tel Hoarau, Giuly, Makelélé et Sessègnon, le manque de solutions de rechanges de qualité commence à lui peser.
Mené, un à zéro, le PSG avait besoin d’un élément capable de donner un plus à sa ligne d’attaque. Un compartiment où Hoarau et Giuly ont déçu et n’ont pas eu leur rendement habituel. L’entraîneur parisien a pourtant fait tourner son équipe en cours de la semaine, face au Racing Santander en Coupe UEFA. Les joueurs étaient supposés plus frais physiquement, certes pas autant que les Rennais qui ne participent à aucune compétition européenne, à l’occasion du déplacement au stade de la Route de Lorient.
Paul Le Guen avait incorporé et Kezman, et Pancrate et Luyindula. Mais aucun de ces trois attaquants n’a su se montrer à son avantage. Paris dépend trop de son onze titulaire et ceci pourrait être problématique au fur et à mesure que la compétition avance.
Si Hoarau n’est pas dans un bon jour, il n’y a personne pour mettre le ballon dans les filets. Quand Sessègnon est fatigué, aucun Parisien n’est capable d’orienter le jeu de l’équipe. De même pour Camara et Armand, leaders d’une défense qui tient bon…pour l’instant.
Le mercato hivernal approche et les dirigeants parisiens doivent le négocier avec prudence et intelligence. Trouver des éléments de valeur, à bas prix et qui acceptent de venir jouer les jokers n’est pas chose aisée. Un joueur comme Jérémy Ménez serait un renfort de taille pour Paris. D’autant plus que l’ex-Monégasque souhaite revenir en France et a une préférence pour la capitale.
En parallèle, le club francilien doit se débarrasser d’éléments superflus qui n’ont pas leur place dans l’équipe. On pense notamment à Bourillon et Pancrate.
Nidhal JELASSI