Mercredi soir, au City of Manchester Stadium, le PSG a concédé le nul vierge à Manchester City malgré une grosse deuxième période. L'équipe francilienne a présenté un visage séduisant, se créant moult occasions, mais a pêché dans le dernier geste. Le manque de réalisme commence à coûter cher à Paris. En effet, la prestation de l'équipe de Le Guen face à City ressemble comme deux gouttes d'eau à celle face à Rennes, le week-end dernier. Au final, un nul en Coupe de l'UEFA, qui prive le PSG d'avoir son destin entre les mains pour espérer se qualifier aux seizièmes de finale, et une défaite en championnat qui fait dégringoler l'équipe à la sixième place au classement.
Contrairement à ses dernières saisons, le PSG développe du jeu. Plus incisive, plus créative, Paris se procure à chacune de ses sorties plusieurs occasions de but. Le contenu des matchs de l'équipe francilienne est nettement plus consistant et plus agréable à regarder. Mais sans réalisme, ceci ne sert à rien. Paris a besoin d'un joueur qui a le flair de Pauleta, capable de faire trembler les filets adverses sur une demi-occasion.
La présence de Giuly, Hoarau et Kezman est loin d'être suffisante au PSG s'il veut atteindre ses objectifs. Giuly n'a jamais véritablement été un buteur, Hoarau est encore trop inconstant malgré ses 8 buts en Ligue 1 et Kezman n'est que l'ombre du « tueur » qu'il a été au PSV Eindhoven. On comprend mieux maintenant la volonté de Le Guen de s'attacher les services d'un nouvel attaquant dès le mercato d'hiver.
A Manchester, le PSG a semblé bien supérieur aux locaux. S'il avait pu compter sur un attaquant de la trempe de Benzema ou Cavenaghi, les Parisiens l'auraient emporté facilement, suis-je tenté de dire, tant les situations dangereuses ont été nombreuses devant les buts de Hart. Paul Le Guen commence déjà à s'inquiéter du manque flagrant de réalisme de ses protégés comme il l'a déclaré après le match de mercredi : « Nous avons eu beaucoup d'opportunités. C'est assez invraisemblable de ne pas avoir marqué ni à Rennes, ni ce soir, avec le nombre d'occasions que nous avons eu. Le manque de réalisme nous coûte cher sur la semaine. »
Les dirigeants parisiens, longtemps sceptiques sur le fait d'engager un attaquant cet hiver, auraient certainement changé d'avis après les deux dernières sorties de l'équipe.
Nidhal JELASSI