La dernière défaite en championnat a eu raison de Bernd Schuster. Arrivé sur le banc du Bernabeu en juillet 2007, l'entraîneur allemand n'aura pas résisté longtemps aux résultats en dents de scie du Real Madrid.
Depuis le début de la saison, le Real inquiète ses socios. Incapable de suivre le rythme endiablé du rival barcelonais en championnat, la Maison Blanche se retrouve largué à neufs point du FC Barcelone et pointe à la cinquième place du classement. Mais au-delà des résultats décevants, Bernd Schuster a surtout payé le prix de sa déclaration tapageuse à une semaine du Classico. Interrogé sur les chances du Real, au Camp Nou, ce week-end, le désormais ex-coach des Merengue a déclaré : « C'est impossible de gagner parce que le Barça écrase tout en ce moment et je crois que ça va être leur année. On peut espérer faire un bon match au Camp Nou mais c'est difficile d'espérer mieux». Une déclaration impardonnable pour les dirigeants et les supporters du Real.
Exit Schuster, c'est Juande Ramos qui a été désigné pour prendre les rênes de l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Le nom de l'ex-entraîneur de Tottenham était dans l'air depuis plusieurs semaines et c'est sans surprise qu'il a été présenté à la presse, ce lundi. Connu du grand public pour avoir mené le FC Séville au sacre en Coupe UEFA en 2006 et en 2007, Juande Ramos venait d'être limogé par Tottenham fin septembre.
Ramos aura pour mission de redonner une âme et un style de jeu particulier au Real Madrid. Ce à quoi a échoué Schuster. L'ex-entraîneur de Séville devra trouver la parade pour reconstituer une défense qui prend l'eau à chacune de ses sorties depuis le début de la saison. Alors que le Barça régale et offre l'un des plus beaux footballs d'Europe à l'heure actuelle, le Real rame. Juande Ramos serait-il à la hauteur des ambitions des Merengue ? Complètement inexpérimenté en Ligue des champions, le coach espagnol devra pourtant tout faire pour reconquérir la coupe aux grandes oreilles. Limogé de Tottenham pour avoir fait connaître au club le pire début de saison de son histoire, Ramos a néanmoins la confiance de Calderone et Mijatovic. Du moins jusqu'à juin prochain.
Nidhal JELASSI