Après avoir concéder sa première défaite de la saison le weekend dernier face à l'Espanyol, le Club Royal se devait de retrouver son éclat mercredi soir en accueillant un adversaire européen qu'il connaît assez bien, l'Olympiakos Le Pirée, pour le compte de la troisième de la Ligue des Champions.
Les deux équipes se sont déjà rencontrées deux fois, et à deux reprises le Real Madrid était sorti vainqueur. Un historique avantageux pour les Merengues qui abordaient cette rencontre avec un ascendant psychologique sur leurs adversaires, d'autant plus qu'ils jouaient à domicile, dans le mythique Stade Santiago Bernabéu. Et pourtant la soirée n'a pas été aussi tranquille que les hommes de Bernd Schuster l'auraient imaginé.
A peine le coup d'envoi donnée, Van Nistelrooy se présente face à Nikopolodis qui dévie la frappe du néerlandais. Le ballon revient devant Raul qui, du plat du pied, le pousse au fond des filets. Le Real mène 1 à 0 après seulement deux minutes. Mais la réponse des Grecs sera aussi expéditive que l'a été l'ouverture du score pour les Merengues. A la 7ème minute, Galletti récupère un centre de Djordjevic dans la surface et trompe Casillas d’un grosse frappe à bout portant. Un partout ! Les deux équipes repartent à zéro.
Mais le suspense ne fait que commencer puisque les choses se compliquent rapidement pour l'Olympiakos, Torossidis est expulsé à la 12ème minute. Le défenseur Grec est venu couper irrégulièrement la course de Van Nistelrooy qui fonçait vers le but. Dès lors, les Merengues se montrent plus entreprenants et investissent le camp adverse. Mais l'arrière garde hellénique reste solide. Et même quand l'attaque madrilène trouve la brèche, Nikopolodis, est là pour repousser les tentatives des locaux.
De retour des vestiaires, le Real Madrid est cueilli à froid après seulement… 2 minutes ! Sur un coup-franc exécuté par Djordjevic, le capitaine Olympien, Julio Cesar reprend du pied le cuir, dans les buts de Casillas. L'Olympiakos mène 2 à 1.
Les joueurs du Real tentent alors de se reprendre mais se heurtent de nouveau à une véritable muraille grecque qu'ils ne réussissent à contourner. Ils essaient de décaler sur les côtés et de centrer vers Raul et Van Nistelrooy, sans succès. Le Real doit donc se fier aux petits exploits de ses génies. A la 67ème minute, Sergio Ramos lancé coté droit, adresse un centre lumineux au deuxième poteau. Robinho, oublié par la défense hellénique, place le ballon d'une tête futée au ras du poteau de Nikopolodis. Le Real égalise deux partout grâce à son brésilien et se relance dans le match.
Dix minutes plus tard, Robinho réussit à provoquer une faute de son défenseur dans la surface des réparations. Il y a penalty, siffle l'arbitre ! Voilà une belle occasion pour les Merengues de renverser la vapeur. Une occasion ratée par Van Nistelrooy qui voit son tir s'envoler au dessus de la barre. La frustration est grande dans les tribunes du Santiago Bernabéu. Le public madrilène a dû attendre la 82ème minute pour voir son chouchou brésilien redonner l'avantage, 3 buts à 2 pour les Merengues, d'une frappe imparable pour le portier grec. Il faudra pourtant deux exploits de Casillas, à la 89ème et la 92ème minute, pour préserver cette précieuse avance avant que Balboa inscrit le quatrième but des locaux mettant ainsi fin aux espoirs grecs. Le Real Madrid l'emporte 4 buts à 2.
Les joueurs de l'Olympiakos n'ont rien à se reprocher malgré la défaite. En infériorité numérique pendant 80 minutes, ils n'ont pas démérité et ont donné des sueurs froides aux madrilènes qui se sont offert de véritables frayeurs lors de cette rencontre. Et ce sont Casillas et Robinho, les deux héros Merengues de la soirée qui l'attestent.
Le brésilien auteur d'un doublé précieux a parlé d'un match difficile : "...ça a été un match compliqué et je suis content que nous ayons obtenu les trois points pour être en tête. Plus que toutes autres choses, et mis à part mes deux buts, je me dois de souligner la bonne prestation de toute l'équiper. La meilleure chose c'est que avions été patients, mais nous devons aller de l'avant. "
De son côté, le portier madrilène a déclaré : " ça n'a pas été facile. On a commencé en force mais ils ont vite imposé leur jeu. Ils nous ont surpris en prenant l'avantage d'entrée à la seconde période, mais nous avons su inverser la tendance. Nous nous sommes imposés grâce à notre persévérance et notre ténacité. "
Les deux hommes qui ont été ovationnés par le public du Santiago Bernabéu, doivent certainement, comme le reste de l'équipe d'ailleurs, tirer des leçons de cette rencontre pour préparer au mieux le déplacement périlleux qu'effectuera le Real dans deux semaines en Grèce. L'Olympiakos sera sans doute revanchard. Mais en attendant, le Club Royal est leader du groupe C avec 7 points suivi par son adversaire de la soirée qui en compte 4.
Hatem SAIDI