Ses statistiques sont impressionnantes, sa médiatisation l'est beaucoup moins. Pourtant, à la Juventus, il est difficile d'échapper aux feux des projecteurs surtout quand on marque à tous les coups. Serait-ce due à une image que Trézéguet a mal entretenue ? Peut-être.
Discret devant les médias, il l'est beaucoup moins face au but. Ces 158 réalisations en huit ans sous les couleurs de la Vieille Dame témoignent de ses qualités de baroudeur. Pourtant, en équipe de France, ses 34 buts réalisés en 71 sélections n'ont pas suffi pour convaincre Domenech de le prendre dans la liste des 23 à l'EURO. Erreur de casting de la part du sélectionneur ? Sûrement.
Le faible bilan de l'équipe de France lors du tournoi, un seul but en trois matches, a réanimé le débat. Son absence est injustifiée. Avec ses 20 buts marqués cette saison avec la Juve, son bilan est meilleur qu'Henry (19 buts avec le Barça), un peu moins que le Lyonnais, Benzema, Trézégol méritait une convocation. Il aurait été d'un apport considérable sur le front de l'attaque quand les solutions sont devenues de plus en plus compliquées.
Juste après la déconvenue de l'EURO, la réponse de David ne s'est pas fait attendre. Il annonce en juillet, sûrement par dépit, qu'il mettait fin à sa carrière internationale alors que dans le même temps Domenech est maintenu dans ses fonctions.
Ovationné le 12 juillet à l'occasion de la célébration des 10 ans passés sur la victoire de l'équipe de France en Coupe du monde, Trézégol a laissé entendre qu'il pourrait revenir sur sa décision et endosser de nouveau le maillot tricolore.
Avec Raymond Domenech en tant que sélectionneur. Sûrement pas. Les deux sont assez loin l'un de l'autre pour qu'ils puissent cohabiter ensemble.
Chahir CHAKROUN