Pour son premier match des éliminatoires de la Coupe du monde 2010, l’équipe de France affronte demain à Vienne la sélection de l’Autriche. Malgré un statut de favori du Groupe 7, la France doit rester sur ses gardes. Le fiasco des championnats d’Europe des nations est encore vivace dans les esprits.
Une compétition s’achève, une autre commence. Le challenge, lui, est différent. L’équipe de France entame à partir de demain les éliminatoires du Mondial 2010 dont la phase finale est prévue en Afrique du Sud. A priori, après la piètre prestation des Bleus dans les championnats d’Europe des nations et le niveau qu’ils ont présenté, la voie menant au pays de Nelson Mandela semble semé d’embuches.
Raymond Domenech le sait très bien. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’a pas manqué depuis le début de stage de mettre en garde ses joueurs et de louer la force de cette équipe d’Autriche, très physique et difficile à jouer. « Si on est déjà pas capables de résister aux duels et aux combats aériens, ce n’est pas la peine de rêver », s’est déclaré Domenech dans une interview que lui ont accordée nos confrères de football365.
Prudent, le discours de Domenech. Comment peut-il en être autrement quand on sort d’une période aussi trouble où tout s’est précipité très vite. Le sélectionneur français sait désormais que sa marge d’erreur est très petite et que son équipe est appelée à effacer l’image terne qu’elle s’est appropriée durant les championnats d’Europe de l’été.
La manière est-elle aussi importante dans cette période que le résultat ? « L’objectif, c’est de gagner. Après la manière utilisée pour gagner, c’est autre chose, martèle un Domenech qui sera sans doute confronté demain à une nouvelle forme de pression : travailler avec moins de crédit que d’habitude et penser que tout le monde l’attend au tournant.
Mais certainement, tout cela fait partie de la vie du sélectionneur, des risques du poste qu’il occupe et du métier qu’il exerce. Sur le terrain, il faut faire appel à des vertus que les joueurs ont perdues durant les championnats d’Europe. Solidarité, engagement et esprit d’équipe. Sans oublier la joie de jouer, chose qui s’est rarement manifestée dans les sorties des Bleus en été.
C’est peut-être là la clé du succès !
Chahir CHAKROUN