Et si le malaise de la défense des Bleus a pour origine Abidal. Joueur axial de prédilection, Eric Abidal s’est mué en latéral gauche à Lyon, un poste qu’il continue à occuper aujourd’hui au sein de la formation blaugrana, avec bonheur sommes-nous tentés de dire.
Son retour à l’axe l’est moins actuellement en équipe de France. Même si ses sorties ne sont pas catastrophiques, il est loin de dégager l’assurance de Thuram ou la force de l’imposant Gallas.
Si le latéral du Barça justifie d’une relance propre à l’axe de la défense des Bleus, sa couverture est par contre tout juste moyenne alors que sur le plan du marquage et de l’agressivité, il lui manque cette ténacité et cette présence qui font émerger les joueurs centraux du lot.
Abidal apporte-t-il suffisamment de stabilité à la défense centrale des Bleus que pourrait l’être un Mexès par exemple. Vous allez me dire que le joueur de l’AS Rome a peu convaincu dans ses sorties avec les Bleus, allusion sans doute à ses errements contre l’Autriche. Mais dans ce match, c’est toute la défense qui est à blâmer. Et puis des fautes, qui n’en fait pas ?
Mexès mérite sans doute une autre chance tout comme Squillaci ou encore Bodmer le Lyonnais qui est en train de bien réussir sa reconversion dans l’axe au sein de son club.
Abidal pourrait s’avérer plus déterminant au poste de latéral gauche, un poste dans lequel Evra tarde à s’y imposer même si Clichy semble s’y accommoder de plus en plus.
Chahir CHAKROUN