Ce n'était pas dans l'air, mais toux ceux qui connaissent l'homme ont certainement prédit le coup. Si Gerets, l'entraîneur de Marseille, a pardonné à Hatem Ben Arfa son refus d'entrer sur le terrain lors de la seconde période face au PSG au Vélodrome, Raymond Domenech, lui, n'a pas semble-t-il oublié le manque d'égard de l'international français vis-à-vis de son coach et vis-à-vis de ses coéquipiers. La sanction est tombée. Hatem Ben Arfa, l'homme en forme de l'équipe marseillaise ces derniers temps, est privé de sélection. Officiellement, Domenech n'a pas convoqué le meneur de jeu phocéen parce que « cela fait partie du roulement. Il fallait voir d'autres joueurs et faire tourner un petit peu. Les absents ont les mois de novembre, décembre, janvier et février pour montrer qu'ils ont toujours envie de l'équipe de France, explique le sélectionneur de l'équipe de France.
Mais à voir de plus près, l'on n'est pas très convaincu par le propos de Domenech, l'homme a sans doute mal pris qu'un joueur puisse se comporter de la sorte, qui plus est émanant d'un international qui doit donner le bon exemple.
Très à cheval sur la discipline et sur les rapports qui doivent gérer la relation joueur-entraîneur, Domenech a voulu certainement lancer un signal fort à ses joueurs : un sélectionnable se doit d'être au-dessus du lot et doit faire preuve d'un comportement irréprochable. Chose que Hatem Ben Arfa a transgressée maladroitement dans un moment d'égarement.
Ben Arfa, qui passe actuellement par une période favorable, devait aujourd'hui regretter son geste. Mais il a toujours le temps de méditer sur cet épisode s'il veut se racheter une conduite. Parce que sur le terrain, la nouvelle coqueluche du public marseillais est en train de faire de bonnes choses et semble retrouver la joie de jouer qu'il a un peu perdue à Lyon.
Chahir CHAKROUN