Mardi soir, à l’Emirates Staduim, le Brésil était affronté à l’Italie. Trois mois après avoir ridiculisé le Portugal, 6-2, les Auriverde ont offert un récital face aux champions du monde 2006.
Deux ans après sa nomination à la tête des destinées techniques de la sélection brésilienne, Dunga, est enfin parvenue à imposer sa philosophie du jeu à son équipe. Sans Kaka, mais avec le trident Robinho-Ronaldinho-Adriano, le Brésil a archi-dominé une formation italienne à l’agonie.
Les protégés de Marcello Lippi étaient pourtant invaincus depuis 31 rencontres. Durant les quarante-cinq premières minutes, l’Italie a été complètement submergée par la vitesse et le jeu en mouvement des hommes de Dunga. La vivacité de Robinho à gauche, la forme retrouvée de Ronaldinho dans l’axe et les montées rageuses des latéraux Maicon et Marcelo ont fait vivre à la défense italienne un véritable calvaire. Un comble pour un pays qui a inventé le catenaccio !
C’est dire la puissance offensive de la Seleçao. Positionné en 4-5-1, le Brésil est une équipe complète. Sa solidité défensive est aussi impressionnante que son potentiel offensif. En défense, la charnière centrale constituée de Juan et Lucio paraît infranchissable même pour des joueurs comme Toni ou Gilardino. Au milieu, Gilberto Silva, malgré ses 32 ans, est toujours aussi précieux à la récupération et dans le placement de ses coéquipiers.
Si les champions du monde italiens n’ont pas trouvé la solution pour dérailler le TGV brésilien, on voit mal qui pourrait le faire. Car à ce rythme et avec le retour de Kaka, l’épanouissement de Pato et Lucas, le Brésil peut faire très mal lors du Mondial 2010 en Afrique du sud.
Nidhal JELASSI