Durant la trêve estivale, tous les clubs, quels que soient leurs budgets, s’affairent à réaliser les bonnes affaires. Seulement, ce sont souvent les plus prompts dans les négociations qui arrivent à boucler les premiers leurs transferts. Reste un critère important : les finances. Si les grands clubs arrivent à dénicher les meilleurs joueurs et commencent à préparer la saison avec la totalité de leurs effectifs, les petits sont toujours obligés d’attendre les derniers développements pour se manifester. S’ils arrivent parfois dans les temps, c’est souvent la qualité de leurs recrues qui laisse à désirer.
Les riches prennent les devants
C’est principalement ce qui se passe souvent dans le monde du foot, en France également. Actuellement, les grands clubs de l’Hexagone ont pratiquement bouclé leurs dossiers transferts, à quelques exceptions près. Lyon, le septuple champion de France, Marseille et Bordeaux se sont activés dès l’ouverture. Même s’il a pris le train en marche, le PSG a réussi à réaliser de bons coups dans un laps de temps très court. Si les grands clubs accusent parfois un retard dans la finalisation des opérations, c’est plus en raison de l’âpreté des discussions avec les dirigeants des clubs vendeurs que dans la lenteur des réactions.
Certainement, dans un marché où l’offre et la demande se confrontent, la parole est souvent donnée à celui qui a le plus d’argent. Et si Lyon s’est offert Mensah, Marseille Ben Arfa et Koné, le PSG Giuly, Sessègnon et Makelele, d’autres clubs, moins nantis financièrement attendent les derniers mouvements pour colmater certaines brèches.
Certains clubs se permettent même un temps de réflexion jusqu’après le début du Championnat pour voir quel poste resterait à pourvoir ou compartiment à renforcer. Entretemps, les grands sont déjà performants et prennent substantiellement de l’avance au classement. La différence est là. Quand on n’a pas les mêmes moyens, la concurrence devient déloyale, le jeu aussi.
Chahir CHAKROUN