Ce week-end, la 5e journée de Ligue 1 m’a laissé sur ma faim. Ce n’est sûrement pas le football pratiqué dans les différents stades qui m’a mis dans cet état de non-assouvissement. Au contraire, n’eût été le spectacle présenté dans plus d’une rencontre, le bilan aurait été autrement plus triste. Voire désolant, bien qu’il l’ait été finalement.
Des préjugés, je n’en ai aucun, à peine une appréhension par rapport aux couleurs des maillots qu’ils portent. Jaunes ou rouges. Vraisemblablement pour nuancer quelque signe d’affolement quand les esprits s’échauffent. Jaune et rouge sont également les couleurs des cartons qu’ils distribuent à tire-larigot quand le match leur échappe ou quand leur autorité est bafouée.
Vous avez certainement compris que mon propos concerne les arbitres de foot. A ces messieurs, qui méritent bien des égards de ma part, je donne un zéro pointé en premier lieu à M. Jean-Charles Cailleux impressionnant de médiocrité lors de Lyon-Nice à Gerland. Une note qu’il aura méritée pour l’ensemble de son œuvre !
Moins calamiteuse mais guère appréciable la prestation de M. Auriac et celle de ses juges de ligne lors de Caen-Saint-Etienne. Coupable d’un but refusé à Gomis, alors qu’il a été validé ultérieurement par les images télé, et sur un autre un peu moins évident que le premier, le trio arbitral a fait l’objet de vives critiques de la part des Stéphanois. Preuve si besoin que les affaires de l’arbitrage ne sont pas actuellement au vert.
Contrairement aux prestations arbitrales, celles des joueurs nous ont agréablement réjouies ce week-end. Un Bordeaux-Marseille par exemple nous a autant fait plaisir pour la qualité du spectacle présenté que rassuré sur le potentiel de nos deux représentants en Ligue des Champions.
Ce soir, les Girondins de Bordeaux à Stamford Bridge, les Marseillais au Vélodrome, tâcheront de faire triompher leurs couleurs devant respectivement Chelsea et Liverpool.
Deux équipes qui occupent actuellement la tête du classement de Premier League et qui sont déjà affutées pour la Champion’s League, un objectif dont elles ne se dérobent pas. Mal an, bon an.
Mission difficile pour Marseille et Bordeaux ? Sans doute. Impossible ? Certainement…pas. Il faut tout simplement se battre comme des Anglais. C’est là, l’unique recette !
Chahir CHAKROUN