Pour la deuxième semaine de suite, le sujet de l’arbitrage m’interpelle. Serait-ce simplement par défaut ? Non, certainement pas. Pas plus en tous les cas que de parler des taxis à Paris quand les agents du métro sont en grève à Bordeaux !
Pour dire vrai, la matière à réfléchir n’est pas aussi abondante ces derniers temps. Depuis exactement que Domenech et l’équipe de France ont gagné la Serbie, depuis ce soir-là qui m’a autant réconcilié avec les Bleus en seconde mi-temps que suscité ma colère à cause des sifflets du public, depuis ce soir-là dirai-je, je n’ai plus rien trouvé à écrire.
Mais bon. L’important n’est-elle pas la victoire salvatrice des Bleus ! Pour Domenech enfin, pas besoin de polémiquer sur son sort. Il est là, bien à sa place, certes en déficit de communion avec les supporters, mais cela ne l’empêche pas de bien le vivre. Après tout, un sélectionneur n’est pas payé pour susciter les émotions, quoique Raymond ait l’art de les provoquer instantanément.
Revenons à nos moutons et au sujet évoqué en préambule. L’arbitrage. Plus exactement l’arbitrage vidéo. Un débat qui, plus il semble proche d’un compromis, il le conduit davantage dans le creux de la vague. Et ce n’est certainement pas la divergence des avis entre Michel Platini, d’une part, et Arsène Wenger, d’autre part qui va ramener de nouveau les différents protagonistes à la table des négociations.
L’arbitrage vidéo, les professionnels du foot le réclament, les responsables de l’instance internationale le désavouent. Ces derniers, s’y opposent certainement davantage par respect au jeu que par mépris du renouveau.
Moi, si j’avais à donner mon point de vue sur le sujet, j’inventerai un homme arbitre aux normes de l’arbitrage vidéo ! Un homme parfaitement correct, intrinsèquement impartial, qui prend les décisions d’une façon instantanée, sans hésitation, parce qu’il se trouve partout. Qui valide le but quand la balle dépasse la ligne fatidique et qui le refuse quand l’action est précédée d’un hors jeu.
Un homme exceptionnel en quelque sorte qui ne laisse personne indifférent sur le terrain. Et parce qu’il ne laissera personne indifférent sur le terrain, le monde du foot s’en moque éperdument !
Chahir CHAKROUN