La première partie de saison mitigée de Lyon conjuguée à la cascade de blessures dont est victime le club rhodanien a poussé Jean-Michel Aulas à monter au créneau. Le président lyonnais a annoncé, fin décembre, que son club aller se montrer particulièrement actif durant le mercato hivernal.
Le principal chantier des Rhodaniens concerne la défense où les graves blessures des deux internationaux Clerc et Reveillère posent un véritable problème à Claude Puel dans la mesure où le côté droit de la défense se trouve dégarni. Le jeune Gassama, malgré un talent indéniable, n’a pas encore le niveau pour assumer un rôle où la moindre faute se paye cash. Le match Bayern-Lyon résonne encore dans la tête du minot lyonnais qui a vécu un véritable cauchemar face à Ribéry.
Le recrutement d’un défenseur s’annonce donc comme primordiale pour Lyon, encore engagé sur quatre fronts cette saison. D’autre part, la venue d’un nouvel attaquant serait d’actualité. La Benzema-dépendance commence à inquiéter sérieusement les supporters et les dirigeants lyonnais surtout que les deux autres attaquants dont dispose Puel, Piquionne et Fred, ne répondent pas aux attentes placés en eux. Le Brésilien avait même fait vœu de ses envies de départ dès janvier.
Malgré tout ce remue-ménage, Claude Puel ne semble pas très chaud à l’idée de recruter. De nature économe, le caractère de l’entraîneur lyonnais est diamétralement opposé à celui de son président. De quoi créer des tensions ? ça reste à voir.
Dans une interview au journal l’équipe, Puel avait affirmé sa volonté de ne pas s’inquiéter et : « de retrouver peu à peu nos blessés. C'est en quelque sorte notre mercato ». Il ajoute même que « si on avait la possibilité de faire venir un joueur, on le fera. Maintenant, il n'y a pas d'obligation. Si on ne peut pas le faire, on fera avec l'effectif actuel. On n'est pas acculé. »
A première vue, Claude Puel n’a pas encore réalisé que Lyon n’est pas Lille et qu’aux bords du Rhône, on ne tolère pas facilement l’échec.
Nidhal JELASSI