La première journée de la Ligue des champions a laissé des traces chez les clubs français engagés. L'impuissance de Marseille, la débâcle de Bordeaux ou encore les carences défensives préoccupantes de Lyon ont caractérisé la première sortie de nos clubs dans la plus fameuse des coupes européennes.
A Marseille, les hommes d'Eric Gerets ont montré de belles choses. Devant le public du Vélodrome, les Marseillais ont certes perdu le match mais ont fait preuve d'une volonté à toute épreuve tenant tête à un adversaire qui les avait ridiculisé il y a de cela un an. Face aux Reds, les coéquipiers de Niang ont offert de belles séquences de jeu et ont inquiété à maintes reprises le gardien Reina. Cependant, contre une équipe de l'envergure de Liverpool, chaque détail a son importance. Et malgré une bien belle prestation, l'OM a encore du pain sur la planche pour atteindre le niveau des cadors européens. Notamment sur le plan de la discipline tactique et de la rigueur défensive.
Si Marseille n'a pas trop déçu, Bordeaux, elle, a été la risée de la presse européenne et surtout anglaise. La leçon de football donnée par Chelsea aux hommes de Laurent Blanc a été reprise par la presse anglaise sous des titres, pour le moins ironiques. Ainsi, The Independent titre
« C'est à ça que ressemble le vice-champion de France ? Oh mon Dieu ! ». La prestation des Girondins a été tellement piètre que c'est tout le football français qui s'en trouve dénigré. Le quotidien anglais conclue son analyse du match avec cette phrase assassine : « Et dire que c'est la nation qui a atteint la finale de la dernière Coupe du monde. »
Seul Lyon s'en est plus ou moins sorti face à la Fiorentina. Sans un dernier quart d'heure de folie, les Rhodnaiens auraient essuyé une défaite méritée face à un ensemble italien bien organisé et conquérant. Les défaillances défensives des Lyonnais sont inacceptables à ce niveau. Jean Michel Aulas qui rêve chaque année de rebondir la coupe aux grandes oreilles a dû s'apercevoir du travail qui reste à faire à Lyon pour espérer un jour postuler la victoire finale. Claude Puel en est certainement conscient.
A l'heure où le football français est en lutte pour conserver une deuxième place qualificative pour la Ligue des champions, il n'avait pas besoin d'une telle soirée pour y parvenir.
Nidhal JELASSI