Le mercato fini, l'heure est au bilan. Sur le plan comptable, une fois de plus, la palme des clubs les plus dépensiers revient aux anglais. La Premier League s'affirme, saison après saison, comme le championnat le plus puissant d'Europe.
615 millions d'euros. C'est le montant dépensé par les clubs anglais durant le mercato estival. Une somme surréaliste qui bat, de 37 millions, le record établi la saison dernière. Le pouvoir financier des clubs anglais est en hausse perpétuelle. De plus, la Premier League attire de plus en plus d'investisseurs milliardaires. La venue d'Abramovitch à la tête de Chelsea a ouvert la porte. Pour preuve, les quatre grands (Arsenal, Chelsea, Manchester Utd, Liverpool) ont été rachetés ces dernières années par différents hommes d'affaires.
Qu'une équipe, de second plan, comme Manchester City réussisse à attirer dans ses filets un joueur de la trempe de Robinho, cela montre le fossé, de plus en plus grand, qui sépare désormais les clubs anglais des autres clubs européens. Mis à part les traditionnels grands clubs européens, quelle équipe peut se permettre de mettre sur la table 42 millions d'euros pour attirer une des stars actuelles du football mondial ? Seulement un club qui vient d'être racheté par un milliardaire comme Suleiman Al-Fahim, nouveau propriétaire du second club de Manchester.
En France, la référence reste toujours Lyon. Ainsi, peut-on imaginer Jean-Michel Aulas signer un chèque de 50 millions d'euros pour faire venir Ibrahimovic dans le Rhône ? C'est inconcevable et irréalisable comme transaction. Pour continuer à faire le parallèle entre les clubs anglais et français, sachez que par rapport aux 615 millions dépensés par les anglo-saxons dans ce mercato, nos clubs, eux, n'ont dépensé que 215 millions. Qu'on ne s'étonne pas après qu'aucune équipe française ne semble capable à l'heure actuelle de remporter la Ligue des champions.
Nidhal JELASSI