Pour son retour au stade Gerland, six mois après avoir quitté Lyon pour Marseille, Hatem Ben Arfa était attendu au tournant. Considéré comme un talent à l'état brut, le Phocéen n'a jamais réellement convaincu sur les bords du Rhone.
En comparaison de Karim Benzema, Ben Arfa est trop immature et fait preuve d'un état d'esprit enfantin. A 21 ans, Ben Arfa n'a toujours pas trouvé la recette qui lui permettrait de mettre son talent au service de l'équipe. A Marseille depuis six mois, Hatem n'est pas encore indispensable au club de la commanderie. Auteur de quelques rares prestations exceptionnelles, Ben Arfa est passé à côté de son sujet dans plusieurs grands matchs. Ses sorties face à Liverpool et le PSV, son refus d'entrer en jeu face au PSG et son attitude sur le terrain ont coûté de précieux points à Marseille cette saison, que ce soit en Ligue des champions ou en championnat.
Dimanche soir, Ben Arfa a de nouveau raté son match face à son club formateur. Malgré une réelle envie de bien faire, le milieu offensif marseillais a raté presque tout ce qu'il a entrepris. Positionné en second attaquant derrière Koné, Hatem n'a jamais trouvé sa place dans le dispositif d'Eric Gerets et s'est beaucoup marché sur les pieds avec Mathieu Valbuena.
Son match terne sans éclat a relancé la polémique autour de Ben Arfa. Autant Benzema est indispensable au septuple champion de France, autant Ben Arfa ne brille que par intermittence malgré un talent indéniable. Interrogé sur la question, le consultant Jean-Michel Larqué se montre dur envers le prodige marseillais : « Moi, j'ai vu une finale de Gambardella contre Toulouse, il y a 4 ou 5 ans, et bien aujourd'hui, c'est le même Ben Arfa. Pour moi, ce n'est pas un bon footballeur, ce n'est même pas un bon footballeur en devenir. Il a trop de manques. Il n'a aucune intelligence de jeu : quand il faut donner le ballon, il ne le donne pas, quand il ne faut pas le donner, il le donne… ». Sur son style de jeu, Larqué reproche à Ben Arfa d'« appréhender les évènements à l'envers, avant le match. Et dans cette rencontre-là, la première chose qu'il avait à faire : jouer simplement, prend le ballon, donne, démarque, et si tu peux apporter le surnombre, fait le sur un, pas sur quatre adversaires ! Je n'ai jamais vu le « vrai » Ben Arfa ! »
Des critiques sévères mais pas complètement infondées de l'ex-gloire de Saint-Etienne à l'encontre du meneur de jeu de l'OM.
Nidhal JELASSI