Ménagé contre Majorque pour la reprise du championnat espagnol, le week-end dernier, Leo Messi était titulaire en Coupe mardi soir face à l’Atletico Madrid. Et le moins qu’on puisse dire est que le génie argentin a été irrésistible.
Après avoir encaissé six buts au Camp Nou, en Liga, face aux Catalans, Grégory Coupet, portier des Colcheneros, a subi une nouvelle soirée cauchemardesque. La faute à un Lionel Messi phénoménal. Auteur d’un triplé magnifique et provoquant le carton rouge du madrilène Ujfalusi, Messi a écœuré la défense des coéquipiers de Forlan. Le défenseur gauche de l’Atletico, Mariano Pernia, était hors du coup dès les premières accélérations du numéro 10 du Barça.
Intenable et trouvant en Daniel Alvés le parfait pendant sur ce côté droit, le lutin argentin a dicté à lui seul le rythme de la rencontre. Il a fait oublier aux socios barcelonais les absences de ses deux compères de l’attaque, Henry et Eto’o. Alternant dribbles extérieurs, crochets courts et accélérations foudroyantes, Messi a donné l’impression d’être inarrêtable. Sous le regard de son sélectionneur national, Diego Maradona, l’Argentin a fait aussi admirer sa conduite de balle impressionnante et sa science du geste parfait au bon moment.
Remplacé à quelques minutes de la fin de la rencontre, Leo Messi a été accompagné dans sa sortie par l’ovation des 45 mille spectateurs du stade Vicente Calderone. Le public de l’Atletico est un connaisseur. Cela faisait quinze ans qu’un joueur adverse n’a pas été salué avec autant de ferveur par le public madrilène. Le dernier étant le Danois Michael Laudrup.
Depuis le début de la saison, Messi a disputé 17 matchs, toutes compétitions confondues, pour un total de 18 buts et 9 passes décisives. Un bilan digne d’un futur Ballon d’Or. Voilà sans doute la principale explication de l’éclatante force que dégage le Barça de Guardiola.
Nidhal JELASSI