Né à Toulouse, le 30 mars 1982, Philippe Mexès s’initie au football à l’AS Toulouse Mirail puis au Toulouse Football Club avant de s’envoler rejoindre le centre de formation de l’AJ Auxerre.
Auréolé d’une victoire en finale de la Coupe Gambardella avec les jeunes de l’AJA, Mexès prend rapidement du galon au sein du club au point d’effectuer ses débuts en Ligue 1 à l’âge de 17 ans. Guy Roux en fait rapidement un titulaire indiscutable au sein de la défense auxerroise à partir de la saison 2000-2001 aux côtés de Boumsong.
En août 2004, Philippe Mexès rompt son contrat avec Auxerre et s’engage en faveur de l’AS Rome. Lassé d’attendre reporter de saison en saison son départ à l’étranger, l’élégant défenseur choisit la capitale italienne pour franchir un palier. Suspendu six semaines par la FIFA pour avoir signé avec le club de la Louve alors qu’il était encore sous contrat avec les Bourguignons, Mexès reprend la compétition en septembre 2004. L’année suivante, la Roma verse sept millions d’euros à Auxerre comme indemnité pour son transfert.
A Rome, l’adaptation de Mexès au Calcio n’est pas immédiate. Rarement titulaire, Philippe se morfond sur le banc et assiste impuissant aux mauvais résultats du club en Serie A. L’arrivée en 2006 de Samuel Kuffour ne va arranger les choses et Luciano Spaletti, le coach romain, préfère le Ghanéen au Français. L’absence de Kuffour, parti disputer la CAN 2006, va offrir à Mexès une chance de prouver ses capacités. L’ex-Auxerrois en profite pleinement et convainc toute l’Italie. Depuis la fin de la saison 2005-2006, Mexès est un titulaire indiscutable dans le onze romain.
Considéré actuellement comme le meilleur défenseur évoluant en Italie, Mexès ne cesse d’attiser les convoitises. Le Milan AC veut en faire le successeur de Maldini, l’Inter celui de Materazzi et le Real veut bâtir sa nouvelle défense autour de lui. Malgré les louanges dont il est l’objet depuis deux saisons, Philippe attend toujours son heure en équipe de France. Domenech lui préfère Gallas, Abidal ou encore Boumsong. Beaucoup d’anciens Bleus, à l’image de Zidane, ont même élevé la voix pour que Raymond Domenech daigne donner enfin sa chance au robuste défenseur.
N.J.