Arrivé à Milan en provenance de Barcelone où il y a passé cinq ans, Ronaldinho espère relancer sa carrière dans le club lombard. Mais pour son premier match avec sa nouvelle équipe, l’ancienne coqueluche de Camp Nou s’est confrontée à la dure réalité du Calcio.
Résultat : un marquage trop rigoureux pour se permettre des fantaisies, des espaces limités et défaite de Milan à domicile face au promu Bologne qui laissent une grande inquiétude dans les rangs des Rossoneri.
Débuts ratés de Ronaldinho avec sa nouvelle équipe. Titularisé sur le couloir gauche en l’absence de Kaka encore indisponible, la nouvelle recrue milanaise a essayé tant bien que mal de percer, dribbler et porter le danger dans le camp adverse. Au fil des minutes, la prestation du Brésilien devient de plus en plus empruntée et ses mouvements lents. De quoi se poser des questions sur l’apport que pourrait donner un joueur, en perte de vitesse, dans un grand club comme Milan.
Face à Bologne, s’il n’a pas rendu une copie médiocre, Ronaldinho n’a pas pour autant enthousiasmé le public de Meazza. A son actif, une passe lumineuse en seconde mi-temps pour Sheva que l’Ukrainien ne réussit pas à convertir en but. Et quelques passements de jambes improductifs qui ont davantage énervé les supporters milanais qu’enchanter l’assistance.
Peu sûrement, très peu pour un joueur précédé d’un statut de star et qui espère se frayer une place dans un effectif que l’on ne présente plus.
Il est sûrement encore trop tôt pour se prononcer sur un échec ou une réussite de l’expérience Ronaldinho à Milan. Mais, une chose est sure, le football italien est beaucoup plus difficile à jouer que le football espagnol et les schémas tactiques y sont plus rigoureux pour s’imposer si facilement.
Technique pour l’essentiel, le jeu de Ronaldinho accuse un déficit de puissance et de régularité, deux aspects marquants du football italien. S’il veut que son passage à Milan ne soit pas écourté, le Brésilien a intérêt à travailler ces deux volets. Sinon, c’est l’échec prononcé.
Chahir CHAKROUN