Coronavirus : Quelle est la riposte de la médecine en 2020 ?

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Coronavirus : Quelle est la riposte de la médecine en 2020 ?

Il y a de cela plusieurs mois que le nouveau coronavirus a émergé, mais toujours aucun traitement efficace n’est encore trouvé, encore moins validé jusqu’à ce moment. Toutefois, suivant les investigations et dans l’espoir de soigner le plus de malades, plusieurs pistes prometteuses se détachent. Dans cet article, il sera question des différents traitements que propose la médecine contre ce virus.

Zoom sur les traitements de lutte contre les symptômes

Compte tenu des observations faites sur les premiers cas de contamination, les principaux symptômes décrits font référence à une difficulté respiratoire. Le mal se manifeste aussi par des complications pulmonaires qui sont essentiellement de type pneumonie ; des infections respiratoires aiguës, l’essoufflement, la toux et même la fièvre. En dehors de ces types de symptômes, d’autres manifestations comme celles digestives et oculaires ont aussi été enregistrées chez certains cas confirmés.

L’ensemble des traitements possibles qui peuvent être envisagés pour permettre de soigner les cas confirmés sont donc ceux qui sont en mesure de lutter contre les différents symptômes observés. Puisqu’il s’agit d’un nouveau virus, il a été autorisé des traitements dits expérimentaux qui doivent être testés avec une marge importante de prudence, afin d’aboutir à des résultats concluants. En attendant, on assiste à une course mondiale pour un but commun, celui de trouver un remède ou un médicament spécifique.

L’antiviral Remdesevir : Traitement prometteur pour lutter contre et éradiquer le Covid-19

Dès le départ, le Remdesivir est un médicament qui a été mentionné dans le traitement du nouveau Coronavirus COVID-19. Ce médicament avait fait ses preuves non seulement pour lutter contre le virus Ebola, mais aussi dans les traitements du Mers et du Sars-Cov-1. Le médicament a ainsi été autorisé par l’Agence Européenne des Médicaments depuis le jeudi 25 juin 2020 pour être mis sur le marché conditionnel en vue de son usage dans le traitement du Covid-19. Il faut mentionner que ce traitement à base du médicament Remdesivir avait déjà été autorisé dans certains pays comme les États-Unis d’Amérique. Dans la même perspective, le prochain défi pour l’Europe est d’avoir l’accord de la Commission européenne.

D’après les expériences, il ressort que le traitement à base de cet antiviral permet de lutter efficacement contre le virus. C’est le cas d’un patient français qui a été guéri avec ce médicament.

Shutterstock, Inc

Mais le Remdesevir, qu’est-ce que c’est concrètement ?

Il s’agit d’une petite molécule qui serait en mesure de s’étendre sur l’ensemble des organes du corps humain, et c’est ainsi qu’elle est diffusée dans les poumons qui sont des organes cibles du nouveau coronavirus. Le patient français guéri aurait été traité par intraveineuse 10 jours durant et selon les résultats, il l’aurait parfaitement toléré. À la suite de cette expérience, le Remdesivir montre son efficacité potentielle dans la lutte contre le virus (cette fois-ci en laboratoire).

Mais, il faut tout de même mentionner qu’il n’y avait pas encore à l’époque des données qui justifient de son efficacité et aussi de sa tolérance sur l’Homme. Il faut aussi noter que même si plusieurs études comme celles menées en Chine n’ont pas conclu à l’efficacité de cet antiviral, il ne reste pas moins une piste plutôt prometteuse pour la lutte contre le Covid-19. Par ailleurs, une autre étude montre que ce médicament pourrait apporter un bénéfice considérable aux personnes contaminées s’il est associé à un autre traitement : il s’agit de l’antihypertenseur diltiazem.

Après une série de tests, il a été démontré qu’une stimulation de la réponse immunitaire innée des épithéliums à partir de l’action du diltiazem permet au remdesivir d’avoir un meilleur potentiel, même à faible dose. En effet, en dehors du fait qu’il soit un médicament qui coûte très cher, le remdesivir présente une certaine toxicité in vitro. Avant le lancement d’un essai clinique probablement dès le prochain hiver, les essais précliniques sur des animaux se poursuivront.

Le traitement des formes sévères avec l’Anakinra

La dernière étude menée sur ce traitement a été publiée le 29 mai 2020 et d’après le rapport, les résultats obtenus sont prometteurs. Un traitement basé sur l’Anakinra serait alors envisageable pour lutter efficacement contre le Covid-19. Sur le marché, l’Anakinra est connu sous le nom de Kineret qui est son nom commercial. Il est souvent prescrit pour lutter contre plusieurs formes d’infections, notamment les maladies inflammatoires. Parmi celles-ci, on peut citer par exemple le syndrome de Muckles-wells, les rhumatismes ou encore la polyarthrite rhumatoïde.

Un groupe composé de 52 patients a reçu le traitement en guise de test. Et à l’issue de ce traitement à valeur de test, environ un quart seulement des patients traités à l’Anakinra ont été transférés en réanimation contre un pourcentage de 73% chez ceux qui n’ont pas reçu ce type de traitement.

En effet, il ressort que ce traitement est en mesure d’agir sur l’orage de cytokines. Il s’agit en fait d’un mécanisme inflammatoire qui peut provoquer l’emballement des défenses immunitaires que les chercheurs désignent généralement comme étant à la base des formes sévères du Covid-19. À cette phase de la maladie, plusieurs autres organes sont atteints. Il s’agit en l’occurrence du cœur et et des reins.

Cependant, même si les résultats des études menées sont qualifiés « d’encourageants », les chercheurs tiennent toujours une marge de prudence comme c’est le cas depuis le début des recherches. Et pour cause, le nombre de patients pris en compte dans l’étude sur l’efficacité de l’anakinra contre le virus reste faible et ne peut donc pas faire l’objet de conclusion fiable. Ainsi, les recherches se poursuivent dans le même sens, dans des conditions différentes et sur d’autres patients.

La dexaméthasone : Le médicament rendant possible une réelle amélioration de la survie

Les résultats des études tests de la dexaméthasone comme étant un moyen pour traiter le Covid-19 ont été publiés dans un communiqué le 16 juin. La dexaméthasone n’est rien d’autre qu’un anti-inflammatoire stéroïdien qui généralement s’utilise pour le traitement de l’asthme. Selon les tests, il ressort qu’elle réduit environ d’un tiers la mortalité au niveau des victimes de cette maladie qui sont hospitalisées et présentent certaines complications respiratoires sévères.

Ce traitement est le tout premier qui a été révélé comme le médicament qui améliorera la survie chez les patients qui sont atteints du virus. Il s’agit donc d’un résultat plutôt satisfaisant. Le bénéfice de survie n’est plus à démontrer. Ainsi, pour les patients à qui l’oxygène doit être administré, la dexaméthasone devient le traitement standard. Cette percée scientifique majeure a été saluée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a félicité le gouvernement britannique sans oublier l’université d’Oxford et aussi l’ensemble des hôpitaux, des laboratoires de recherche et des patients du Royaume-Uni ayant pris part aux études. Pour plus d’informations concernant les travaux de recherche des laboratoires, rendez-vous sur explicyte.com.

Le brassage hydroxychloroquine et azithromycine

L’association de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine est le traitement qui est source de contradiction et d’avis divergents entre les chercheurs. Il faut noter que l’hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine. Après avoir été autorisé pour expérimentation dans les hôpitaux, le traitement à l’hydroxychloroquine a été remis en cause par une étude selon laquelle l’utilisation expérimentale fait état non seulement d’une insuffisance d’efficacité, mais aussi d’effets secondaires dangereux pour les patients. Dès lors, l’OMS demande l’arrêt de toute expérimentation afin de clarifier les inconvénients de ce traitement. Les recherches se poursuivent, même si par la suite, plusieurs autres chercheurs ont remis en cause l’efficacité du traitement.

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