Origines de l’entreprise Tesla
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À ses débuts, Tesla a surpris par son positionnement atypique. L’entreprise se définissait comme un constructeur de véhicules électriques, à une époque où l’idée n’intéressait ni le public ni les industriels. Depuis, la marque est parvenue à rendre le concept désirable et même concurrentiel. Elle a ainsi réussi à transformer un marché de niche en un segment incontournable de l’industrie automobile mondiale. 

Quelle est l’origine de la marque Tesla ?

L’entreprise Tesla a été fondée en 2003 par deux ingénieurs américains, Marc Tarpenning et Martin Eberhard. Elle s’appelait à l’origine Tesla Motors avant d’être rebaptisée Tesla, Inc. en 2017. Au-delà de sa formulation, le nom de la marque rend hommage au célèbre inventeur et ingénieur Nikola Tesla. Ce choix de branding permet de souligner l’importance de l’électricité et de l’innovation pour la société. 

Pour rappel, Tesla a joué un rôle majeur dans le développement du courant alternatif et la démocratisation de l’électricité. Il était par ailleurs un ingénieur hors pair et un inventeur prolifique jusqu’à son décès en 1943. Ainsi, cet hommage est réellement pertinent et amplement mérité. Le constructeur américain, de son côté, profite aussi de cette association pour cultiver son image de pionnier de l’électrique

Selon Martin Eberhard, l’intention avec Tesla Motors était de créer une entreprise technologique évoluant dans le secteur automobile. Elle s’occuperait ainsi du logiciel, mais également du moteur et de la batterie. Croyant en ce concept, Tarpenning et Eberhard se sont lancés dans l’aventure Tesla, respectivement en tant que DAF et PDG. Ils étaient basés à San Carlos avant de déménager à Palo Alto (Californie). 

Les deux cofondateurs étaient aussi les seuls employés jusqu’à l’intégration de Ian Wright quelques mois après la création de l’entreprise. En février 2004, les trois ont réalisé une première levée de fonds de 7,5 millions de dollars. Elon Musk a participé à hauteur de 6,5 millions de dollars à cette série A. Il a ensuite rejoint l’entreprise en tant que PCA (président du conseil d’administration). 

Qui est propriétaire de Tesla ?

Tesla est une société anonyme cotée en Bourse. De ce fait, la notion de propriétaire n’est pas réellement appropriée. Ce concept peut néanmoins être assimilé au statut d’actionnaire majoritaire. Dans ce cas, il s’agit d’Elon Musk. Le milliardaire américain détenait 18,9 % des titres du constructeur en novembre 2019 et se classait devant : 

  • Public Investment Fund (9.18%);
  • Baillie Gifford & Co (7,46 %) ;
  • Capital Research & Management Co. (5.68%);
  • The Vanguard Group, Inc. (4.32%);
  • Fidelity Management & Research LLC (2.77%);
  • Jennison Associates (2.24%);
  • BlackRock Fund Advisors (1.99%);
  • Larry Ellison (1.66%);
  • SSgA Funds Management, Inc. (1.63%).

Tous ces investisseurs possèdent une partie du capital de l’entreprise. Le patron de SpaceX se démarque toutefois par son engagement dès la première levée de fonds en 2004. Il a par ailleurs organisé le deuxième tour de table. De plus, l’entrepreneur participait régulièrement à des financements privés bien avant la cotation à Wall-Street. Ainsi, il n’a cessé d’augmenter ses parts

Pour le troisième tour, Elon Musk a collaboré avec VantagePoint Venture Partners. Cet événement a été marqué par l’entrée au capital de grands noms de la Silicon Valley comme Sergey Brin et Larry Page (Google), Jeffrey Skoll (eBay)… Enfin, Tesla a émis 13,3 millions d’actions ordinaires au Nasdaq en juin 2010, pour 226 millions de dollars.

Quelle est l’origine de la marque tesla ?
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Où sont produites les voitures Tesla ?

L’entreprise Tesla possède plusieurs sites d’exploitations répartis entre les États-Unis, la Chine, l’Allemagne et les Pays-Bas. Ces unités de production sont censées alimenter les marchés américains, asiatiques et européens. Toutefois, elles ne sont pas toutes dédiées aux voitures électriques. Certaines se focalisent sur les batteries, les moteurs ou les activités connexes (cellules photovoltaïques, superchargeurs…). 

Par ailleurs, d’autres usines sont uniquement prévues pour l’assemblage à l’instar du site de Tilbourg (Pays-Bas). Les infrastructures de production de voiture se trouvent actuellement dans les unités : 

  • Factory de Fremont, Californie (Model S, X, 3 et Y) ;
  • Gigafactory de Shanghai, Chine (Model 3 et Y) ;
  • Gigafactory d’Austin, Texas (Model Y et Cybertruck) ;
  • Gigafactory de Berlin, Allemagne (Model 3 et Y).

Les usines Berlin et Austin risquent toutefois de ne pas atteindre la capacité de production annoncée avant au moins 2022. En effet, ces deux chaînes de production ont dû être pleinement opérationnelles courant 2021. Les travaux de construction ont cependant cumulé les retards à cause de la crise sanitaire. De ce fait, un Model 3 ou Y livré viendra probablement de Fremont ou de Shanghai sur le moyen terme. 

Pour les différencier, il suffit de consulter le numéro d’identification du véhicule (NIV). Cet identifiant figure sur le certificat d’immatriculation, la facture et le pare-brise. La voiture vient des États-Unis, si le code commence par 5 YJ. Les voitures chinoises afficheront, en revanche, les caractères LRW au début de l’identifiant.  

Qui fabrique les batteries Tesla ?

Les batteries Tesla sont jusqu’à présent fabriquées par Panasonic, LG ou CATL. En effet, la marque californienne n’est pas encore capable de produire ses propres cellules. Elle doit donc commander ces éléments auprès de ses partenaires. Au niveau des batteries, l’intervention de Tesla se limite à installer les cellules reçues de ces fournisseurs.

En général, il est assez facile de distinguer les produits Panasonic des LG/CATL. Le premier acteur fournit exclusivement l’usine de Fremont. Les modèles américains seront donc équipés de ses piles NCA (Nickel – Cobalt – Aluminium). En revanche, LG et CATL opèrent tous les deux à Shanghai. Il faudra dans ce cas prêter attention au pack de batterie associé au véhicule propre. 

Aux États-Unis, les batteries sont fabriquées dans la Gigafactory de Reno (Nevada) cogérée par Tesla et Panasonic. Ce dernier produit des cellules NCA sur le site. Elles seront assemblées sous forme de packs de batterie avant d’être expédiées vers l’unité de production de Fremont. L’usine californienne se chargera du montage final sur les modèles électriques de la marque. 

En Chine, LG fournit des cellules NCM (Nickel – Cobalt – Manganèse). Elles sont actuellement destinées aux batteries Grande Autonomie. CATL propose, de son côté, des cellules LFP (Lithium – Fer – Phosphate). Relativement plus abordables, ces composants sont prévus pour les packs de batterie Standard Range Plus. Les deux compositions affichent une autonomie satisfaisante. De plus, les modèles conçus à Shanghai bénéficient d’une très bonne réputation auprès des utilisateurs

Qui fabrique les batteries Tesla ?
Par Scharfsinn / Shutterstock

Pourquoi choisir l’entreprise Tesla ?

L’entreprise Tesla est sans conteste le précurseur de la version moderne de la voiture tout électrique. Elle bénéficie donc d’une avance notable sur la concurrence. Cet avantage se traduit par le déploiement d’un ensemble de services adaptés aux véhicules propres. Par ailleurs, cette particularité lui permet d’explorer une grande diversité de formules innovantes sur ce segment. 

Le plus souvent, les utilisateurs se focalisent sur l’aspect vertueux des voitures zéro émission. Ils sont donc prêts à faire des concessions sur le design, le confort, les performances, etc. Dès sa création, Tesla a ainsi cherché à développer des modèles à la fois écologiques, confortables et dynamiques. Cet effort est réellement apprécié par les automobilistes. Côté prestation, la marque permet d’accéder à :

  • Un vaste réseau de superchargeurs ;
  • Des bornes de recharge à destination ;
  • Des mises à jour régulières et des mises à niveau des systèmes ;
  • Une connectivité riche et évolutive ;
  • Des services d’entretien complet ;
  • Des technologies avancées (Autopilot, Full Self-Driving, etc.)

De nombreux conducteurs plébiscitent aussi la capacité d’accélération et surtout les performances au démarrage des moteurs électriques Tesla. Effectivement, les modèles de la marque affichent souvent des temps impressionnants pour atteindre les 100 km/h en départ arrêté. Il existe même une fonction créée à cet effet, baptisée Ludicrous (littéralement : ridicule). 

Enfin, les particuliers comme les entreprises peuvent bénéficier de divers avantages financiers en privilégiant les modèles zéro émission. Ils permettent avant tout d’éviter les malus écologiques. D’autre part, l’État prévoit une grande variété de subventions et d’avantages fiscaux pour acquérir ce type de véhicules. Les acheteurs pourront ainsi faire des économies, changer de voiture et réduire leur impact climatique.  

Pourquoi Tesla est innovante ?

En dépit des apparences, Tesla est une entreprise cohérente et fidèle à elle-même. L’idée de départ consistait à introduire les nouvelles technologies dans le secteur automobile et contribuer ainsi à la transition énergétique. Au fil du temps, les domaines explorés ont évolué, mais le principe est resté inchangé. Powerwall vise, par exemple, à apporter l’expertise issue des voitures tout électrique à l’habitat.

Même Elon Musk fait preuve d’une certaine constance en enchaînant les propos polémiques et les idées farfelues. Quoi qu’il en soit, l’innovation vient souvent de cette propension à repousser les limites et à envisager l’insolite. La société vise ainsi à remplacer le lithium par du silicium à l’avenir, malgré les défis techniques associés. Le Nickel sera également privilégié au Cobalt. De plus, elle ambitionne à terme :

  • De produire en interne ses cellules d’alimentation ;
  • D’améliorer de 14 % l’autonomie de ses modèles ;
  • De multiplier par 5 la capacité de stockage de ses packs de batteries ;
  • De gagner au moins 5 fois plus de puissance ;
  • De diviser le prix du kilowattheure par 2.

En tant qu’entreprise, Tesla prouve également sa capacité d’innovation en exploitant pleinement le fonctionnement de l’économie carbone. La société a en effet été déficitaire depuis sa création jusqu’en 2020. Outre les traditionnelles levées de fonds, elle a été soutenue en grande partie par la vente de ses crédits CO2. Cette solution a d’ailleurs permis de générer plus de 3 milliards d’euros entre 2012 et 2020.

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